Transizione 1989

pas, de fagon significative, sujets aux problèmes de la prématurité (trois fois plus que dans une population témoin), plus soumis aussi aux risques des grossesses gémellaires, triples ou quadruples. Et la liste n ’ est pas exhaustive. Considérer l ’ intérét de Fenfant dans les procréations artificielles, c ’ est, en mettant à plat toutes les données scientifiques dont on dispose, se poser d ’ abord et avant tout ce genre de questions (les coùts et les risques). En raisonnant de la méme manière pour les parents en mal d ’ enfants (PMA) que pour les enfants en mal de parents (adoption). Que sait-on, dans la réalité, de ces enfants? Rappelons ici les premières conclusions des études sur les enfants nés après F.I.V. (nous nous référons principalement ici aux travaux du Dr Mushin ^t collaborateurs 2 . — Ce sont, il faut insister, des enfants de couples qui demeurent infertiles'. les sentiments de honte, de culpabilité, de mauvaise image de soi, d ’ inaccomplissement, corrolaires fréquents de la sterilite, perdurent après la naissance. On a montré que certains de ces couples ont des difficultés de communication, ne voulant pas s ’ infliger réciproquement leur malaise. Quant aux problèmes sexuels, aux sentiments d ’ échec (qu ’ on trouve également chez les parents adoptifs), ils existent également chez les couples qui font le parcours FIV 3 . — L ’ approche medicale de la sterilite , ainsi que les échecs réces- sifs de ce type de traitement, Fabsence totale de maìtrise de la conception vécue par les parents font de ces grossesses de femmes stériles des «grossesses précieuses», voire des grossesses «à risque». On a aussi souvent remarqué que l ’ angoisse de la patiente entrait en résonnance avec l ’ angoisse du médecin, ce qui induisait des contre-attitudes médicales tendant, d ’ une part à médicaliser de plus en plus, et, de l ’ autre, à écouter de moins en moins la souf- france des patients. Un collègue nous disait (B. Fonty): «le méde cin entend Furgence, non Fambivalence». Quant à la mère, il lui est difficile de faire de ce futur enfant un su jet, il reste souvent un objet (objet de douleur, de préoccupation, etc...). On sait que, dans ces conceptions sans sexualité, et avec ces grossesses médica- lisées, il existe un risque important de difficultés relationnelles entre mère et enfant (A. Raoul-Duval). On sait aussi qu ’ il ne 136

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