Transizione 1989
quences anthropologiques en avai, faut-il contraindre la recherche sur l ’ animal en amont sachant que le glissement de l ’ un à l ’ autre est quasi-automatique. Il s ’ agit rien de moins que de definir les données constitutives du sujet et de l ’ humanité, sans lesquelles nulle altérité, nulle dignité ne peuvent se traduire en normes. A - LA FILIATION EN QUESTION La Question du Sens, c ’ est-à-dire celle de l ’ image que le Droit va renvoyer pour tous, de la generation, de la filiation et du droit que nous avons ou non d ’ en disposer, peut étre éclairée de deux manières. D ’ une pari en imaginant ce qu ’ il advient de l ’ ordre généalogi- que, lorsque déjoué dans ses prémices par l ’ introduction d ’ un tiers donneur, on tente néanmoins d ’ introduire ces pratiques dans les concepts connus de «filiation» ou «d ’ adoption». D ’ autre part en recherchant de lege ferenda ce qui peut fonder la légitimité et la licéité de ces pratiques. Le malheur est que, dans le débat, la seconde question principielle et commandant la pre mière a été reléguée, au moins pour le don de gamètes, au second pian, ce qui conduit le droit à s ’ adapter au fait accompli. a) L ’ integration dans le droit positif, effets de systèrnes et destructuration de l ’ ordre généalogique 1. Azz regard du droit positif, les technologies de la reproduction renforcent nos doutes sur les faiblesses de ce droit positif, compte tenu des interprétations jurisprudentielles. Mais surtout, les éven- tuelles adaptions de ce droit enclenchent des effets de systèmes et des bouleversements des principes, non maìtrisables par le droit actuel. Ceci peut étre démontré tant du coté du droit de la filiation que de celui de l ’ adoption. 2. Dans le droit de la filiation, les conflits entre la vérité biolo- gique, la vérité affective et la vérite juridique dont la solution est plus que problématique dans la procréation naturelle, deviennent plus aigus encore en cas de procréation artificiale avec donneur. Ils se présentent cepedant en termes différents, selon qu ’ il s ’ agit de la parternité ou de la materni té, étant admis que, dans notre culture, le rapport parental, du pére ou de la mère à l ’ enfant, est difficilement dissociable du lien, de droit ou de fait, entre le pére
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