Transizione 1989

stions qui émergent en plein XXe siede. Non pas des questions sur des actes nouveaux biologiques et médicaux, juridiques ou politiques en pieine effervescence, mais des question éthiques: comment les Etats modernes n ’ ont-ils pu empécher la planification d ’ expérimentation cuminelle ou de tentatives d ’ «extermination» de millions d ’ étres humains? Comment les Etats modernes peuvent-ils assurer aux étres humains, aux peuples qui les constituent des droits transformés par un bio-pouvoir en plein essor, et malgré tout difficile à cerner, à arbitrer, à démocratiser? Comment les institutions de recherche biomédicale peuvent-elles décider leur programme de recherche sans mettre ceux qui y participent devant des «faits accomplis», devant des contraintes mettant en question leur liberté et plus directement encore les fondements de leur étre? Comment pourrons-nous, dans notre étre, prendre les moyens pour faire face aux transformations biomédicales en cours des fondements de l ’ humanité? Meme si le bilan de premières actions du CCNE ne peuvent pas encore, autant qu ’ on le souhaiterait, éclairer ces questions, il est évident que sa relation directe, par l ’ histoire, à l ’ émergence de la crise de Féthique medicale débattue internationalement en plein XXe siècle, donne une résonnance particulière à ses travaux qui témoignent d ’ efforts essentiels pour fonder une éthique avec des étres humains biomédicalisés sans que cette biomédicalisation porte atteinte à leur étre, à leurs droits et à leur dignité. C ’ est dans le cadre de «l ’ histoire des problématisations éthiques des pratiques de soi» (M. Foucault) qu ’ il faudrait orienter un bilan des actions du CCNE et c ’ est donc à chacun de faire ce bilan sur les différents actes déjà étudiés. On peut ici se limiter à un bilan du Comité face à l ’ histoire de l ’ éthique et des droits de l ’ homme. Le bilan nous situe davantage aujourd ’ hui face à une question éthique et politique posée par les comités d ’ éthique. Malgré la complexité des enjeux soulevés liés aux relations multiples établies entre Féthique et la médecine, Féthique et le droit, Féthique et le politique et puis fondamentalement entre Féthique et les gens, on peut souhaiter que dans ce bilan fait par chacun, on réfléchira à ce que devraient étre des CE. On tenterà de s ’ interroger sur la nécessité ou non d ’ instituer des comités d ’ éthique. Question parti- culièrement vive quand elle est posée dans un pays qui ne dispose pas de comité national d ’ éthique comme l ’ Italie, qui préfère peut- étre davantage faire des lois qu ’ instituer des CE: mais peut-on 318

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